Italie: le parc national des Abbruzes.
Un exemple difficile d'harmonie entre l'homme le loup et l'ours
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L'ours marsican

L'ours marsican est une variante de l'ours brun,
inféodé aux montagnes sauvages des Abruzzes
à peu de distance des grandes métropoles de Rome et Naples.
Le dernier noyau survivant résidait sur les contreforts du mont Marsicano
à l'origine de son nom.

C'est la protection du parc national
qui a permi à la population relictuelle de se reconstituer progressivement.
A l'heure actuelle, le nombre estimé approche la centaine d'individus
dont les deux-tiers dans le parc et le reste en périphérie.
Son statut reste néanmoins très fragile.
Malgré de réels efforts pour associer la présence de l'ours
à un développement de l'écotourisme profitable à l'économie locale,
il reste des résistances sporadiques dans le milieu agricole.

Côte à côte, les empreintes d'une ourse avec son petit.

Sur le sentier,
la piste d'un ourson solitaire

Champignons

Dans les Abruzzes, malgré une forte fréquentation touristique,
très peu de personnes ont la chance d'apercevoir l'ours.
Cet animal très discret est essentiellement nocturne et forestier.
Il trouve l'essentiel de sa nourriture
dans le sous-bois

Larves d'insectes dans le bois pourri

Son régime alimentaire est
essentiellement végétarien,
mais il lui arrive parfois d'ajouter
un animal à son menu
.
Comme ici , un cerf élaphe.
Lors de la prise de la photo,
l'ours observait en silence à une trentaine
mètres de là !


Ces attaques,
lorsqu'elle se produisent
sur du bétail domestique,
sont la principale cause de conflit
avec les agriculteurs
qui sont obligés de prendre des mesures
de protection de leurs troupeaux.


Photo Jean-Paul Bouffier

Voir l'ours, et le prendre en photo
sans le déranger
demande beaucoup de patience,
de repérages et de méthode.

J'ai choisi l'affût en lisière de forêt
en espérant secrètement
qu'il daigne sortir du bois
pour manger quelques baies.


Après un repérage le plus discret possible,
j'ai trouvé un bouquet de hêtres
d'où je pouvais installer un affût
qui dominait une zone favorable.
Avec deux options:
une lointaine devant moi
et une autre un peu plus proche
sur ma droite.



En fin d'après-midi, mes efforts sont récompensés !
Un ours de bonne taille sort du bois.
Tranquillement, il gravit l'éboulis
et s'arrête devant un buisson
pour manger des baies.

L'observation est lointaine, mais elle offre l'avantage de ne pas perturber
l'animal qui a aucun moment ne s'est aperçu de ma présence.


Une semaine plus tard, je revenais au même affût.
Ce soir-là, j'ai eu plus de chance. C'est l'option la plus proche qui a marché.
Un jeune ours est sorti juste devant moi.
Il s'est arrêté quelques instants devant le premier buisson,
puis ne trouvant probablement pas ce qu'il cherchait est reparti un peu plus loin.




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